mercredi 19 juin 2013

Reprise d’entreprise : 24.000 boîtes et 72.000 emplois concernés en Midi-Pyrénées

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Reprise d’entreprise : 24.000 boîtes et 72.000 emplois concernés en Midi-Pyrénées
12 juin 2013 20h17

  
Trop souvent, l’entrepreneuriat n’est vu que par le biais de la création. Or des milliers d’entreprises, toutes tailles confondues, sont à reprendre en Midi-Pyrénées. Dans un contexte économique tendu, les projets de reprise sont plus porteurs. Reste à le faire savoir.
Si un secteur de l’entrepreneuriat peut bénéficier de la crise, c’est celui de la reprise d’entreprise. Dans un contexte de durcissement des conditions de financement, la reprise s’avère évidemment plus judicieuse : les banques peuvent s’appuyer sur plusieurs bilans pour étudier le dossier, tandis que savoir-faire et matériel sont parfois amortis et qu’un portefeuille clients est déjà constitué.

Par ailleurs, les opportunités foisonnent quand la cohorte des patrons cinquantenaires est la plus nombreuse des classes d’âge. Selon l’Insee, 24.000 entreprises sont concernées dans la région pour la décennie en cours, essentiellement dans l’artisanat ; « ce qui représente 72.000 emplois », rappelle-t-on à l’agence régionale Midi-Pyrénées Expansion. De fait, la Région tente de promouvoir aussi cette forme d’entrepreneuriat qui demeure méconnue et confidentielle.

Communication renforcée

Dans le cadre du schéma régional de développement économique (SRDE), un Plan entreprendre Midi-Pyrénées a été mis en place pour soutenir la création, la transmission et la reprise. Il s’agit de rendre plus lisible le système d’appui régional, de professionnaliser la démarche des porteurs, d’articuler les aides accordées et le suivi des repreneurs. Entre 2008 et 2012, 4200 repreneurs ont profité ainsi d’un accompagnement individualisé. La récente signature d’une charte qualité entre tous les acteurs de la question vient conforter ces dispositifs.

Elle prévoit notamment de renforcer la communication et de performer encore le portail dédié à la reprise lancé en 2011. Un centre de ressources dont l’audience s’est rapidement développée et qui se maintient avec « quatre à cinq minutes de visite par personne qui l’interroge, lesquelles reviennent trois fois en moyenne », préciseMPE.

Un portail spécial reprise

Le portail vise à collecter et fédérer toutes les informations en lien avec la reprise. Il propose actuellement 2600 offres particulièrement renseignées avec la localisation, le prix ou encore le chiffre d’affaires des entreprises à céder. Il renvoie également aux sites des partenaires et met à disposition une base de ressources documentaires. N’empêche, il est loin d’être utilisé par les principaux concernés : les cédants. « Les chefs d’entreprise ne souhaitent pas faire savoir qu’il cherche un repreneur, par crainte de voir leurs clients les quitter, ainsi que leurs salariés » explique-t-on à MPE. C’est donc vers eux que va porter l’effort, et vers tous les conseillers de l’entrepreneuriat qui doivent désormais avoir le réflexe d’orienter vers la reprise. Pour ce faire, en novembre la Région reconduit sa Quinzaine de la transmission-reprise.
N.M.

Crédits Photo : Hélène Ressayres - Touléco

Salon du Bourget. Le rendez-vous d’Aerospace Valley avec le ministre de la Défense

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Salon du Bourget. Le rendez-vous d’Aerospace Valley avec le ministre de la Défense
18 juin 2013 23h30
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Le pôle de compétitivité a signé son contrat de performance 2013-2018 avec le ministre de la Défense représentant l’Etat, et les collectivités territoriales d’Aquitaine et de Midi-Pyrénées.
C’est dans un Bourget échauffé par de hautes températures que Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, est allé ce mardi 18 juin à la rencontre des trois pôles de compétitivité français de l’aérospatial - Aerospace Valley, le pôle francilien ASTech et Pégase de la région Paca. Objectif : la signature du contrat de performance 2013-2018 de chacun des pôles, inaugurant une troisième ère résolument tournée vers le développement de produits sur des marchés à identifier. « Je suis très heureux de cette signature ; c’est la reconnaissance des valeurs des trois pôles de compétitivité que vous représentez », s’est exclamé Jean-Yves Le Drian dans le chalet de la Direction générale de l’armement, installé sur le tarmac du Bourget.

Pôles & Défense : un engagement mutuel

« C’est une manière de reconnaitre l’importance de la recherche et de l’innovation duale (civile et militaire, ndlr) car l’impulsion des pôles est très forte en termes de création d’activités et d’emplois, tout comme le ministère de la Défense joue un rôle important en tant qu’employeur », a rajouté le ministre. Evoquant les dernières actualités concernant le budget de la Défense, le ministre en a profité pour souligner son engagement à maintenir à un niveau constant l’enveloppe ministérielle dédiée à l’innovation.

Aux côtés des ses deux homologues, Agnès Paillard, présidente d’Aerospace Valley, a souligné sa fierté de signer ce contrat en la présence du ministre, « qui souligne le travail de notre équipe pendant plus d’un an » selon ses termes. Le contrat de performance du pôle du Sud-Ouest de la France se résume en trois mots : produire, innover et diversifier. L’inventaire complet de tous les enjeux technologiques que le pôle souhaite affronter (automatisation des processus, composites multi-fonctions par exemple) a été inscrit dans la feuille de route stratégique, qui prévoit également la mise en place de commissions marchés sur l’aéronautique et le spatial.

Créer des start-up sur les applications spatiales

Déjà, une forte initiative intégrée dans ce contrat de performance sera officialisée au salon du Bourget ce jeudi 20 juin. Il s’agit de la signature entre Aerospace Valley, le Cnes et l’ESA sur la création du premier réseau d’incubateurs en France labellisé par l’agence spatiale européenne. Intitulé ESA Bic (Business innovation centre) France Sud, il réunit deux incubateurs d’Aquitaine, deux de Midi-Pyrénées (Theogone et Incubateur Midi-Pyrénées) et deux de Paca.

L’objectif ? Que ces six incubateurs, qui ont déjà des activités dans le spatial, créent quinze entreprises par an dans le domaine des applications spatiales. « L’ESA va offrir aux entreprises incubées ses moyens de test, ses experts, des conférences… ainsi qu’une enveloppe de 25.000 euros » élabore Agnès Paillard. « Une grande opportunité pour Aerospace Valley, qui n’est, historiquement, pas bien positionné sur la création d’entreprise. »
Agnès Baritou

Sur les photos : Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian et le Premier ministre Jean-Marc Ayrault (au centre) devant l’A400M d’Airbus sur le Salon du Bourget / La président d’Aerospace Valley Agnès Paillard et le président de la région Midi-Pyrénées, Martin Malvy. Crédits : Yves Malenfer - Matignon / DR.

Surpopulation carcérale : l'état des lieux dans le Grand Sud

Surpopulation carcérale : l'état des lieux dans le Grand Sud

Publié le 19/06/2013 à 08:14

société

Surpopulation carcérale : l'état des lieux dans le Grand Sud
Surpopulation carcérale : l'état des lieux dans le Grand Sud
Les surveillants de prison manifestaient partout en France hier pour protester contre la surpopulation carcérale et les conditions de sécurité. La situation dans le Grand Sud.
Des centaines de surveillants de prison ont manifesté hier devant leur établissement pour exprimer leur «ras-le-bol» devant la «déroute» de la politique carcérale, dans un contexte de surpopulation record des prisons et d’inquiétude pour la sécurité en détention. Les surveillants, qui n’ont pas le droit de grève, se sont rassemblés dans la matinée par petits groupes devant plus de 110 établissements. Un mouvement qui faisait suite à l’opération «Prisons mortes» lancée par l’Ufap-Unsa justice, le syndicat majoritaire. C’était le cas notamment à Combarel, devant l’actuelle prison de Rodez, à la centrale de Lannemezan (65), ainsi qu’à Albi où les extractions judiciaires et deux extractions médicales prévues ce mardi ont été annulées.
Le combat des surveillants est largement nourri par les chiffres que publiait lundi la pénitentiaire. Malgré la volonté affichée à gauche de rompre avec le «tout carcéral» de l’époque Sarkozy, on a atteint au 1er juin le chiffre record de 67 977 détenus pour 57 235 places (+1,6 % par rapport à 2012). Si on excepte l’après-guerre et ses condamnations pour faits de collaboration, jamais la France n’avait compté autant de détenus dans ses prisons. La principale explication à cette augmentation est la croissance de la délinquance et de la criminalité.
Dans le Grand Sud, l’établissement le plus chargé est la maison d’arrêt de Toulouse - Seysses où sont détenues 900 personnes et où il resterait à peine 20 places en cellule.

Seysses proche de la saturation

En fait, rappelle une voix syndicale, la prison disposait à l’ouverture de 554 cellules, jusqu’au moment où on y a logé deux lits à la fois. Parmi ces détenus, 501 sont condamnés à des petites peines et 336 sont de simples prévenus contraints parfois à cohabiter. «On ne pourra tenir plus longtemps avec l’obligation, si cette précarité se prolongeait, d’avoir à disposer des matelas au sol», explique Laurent Maffre, secrétaire régional de l’Ufap-Unsa-Justice.
Certes, le Grand Sud paraît «mieux loti» au regard d’autres régions, mais la situation carcérale reste très tendue du fait du nombre de prisonniers et du nombre de lieux de détention. En plus des statistiques établies dans la carte ci-dessus, il faut compte le centre pour mineurs de Lavaur et ses 45 détenus et où, dimanche dernier encore, un surveillant s’est fait agresser. À ce décompte pénal, il faut ajouter en Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon, 746 hommes en PSE (placement sous surveillance électronique), ainsi que 42 femmes.

Sécurité : 33 M€ avec Taubira

Début juin, la garde des Sceaux Christiane Taubira avait annoncé un plan de renforcement de la sécurité qui va mobiliser 33 millions d’euros. «Un premier pas», selon l’Ufap qui «attend de voir concrètement ce que cela va apporter sur le terrain». Le thème de la sécurité est devenu hautement sensible depuis l’évasion de Redoine Faïd. Les surveillants disent manquer de moyens et dénoncent le maintien de l’article 57 de la loi pénitentiaire de 2009, qui interdit les fouilles à nu systématiques.

Lannemezan. L'avertissement des surveillants pénitentiaires

Lannemezan. L'avertissement des surveillants pénitentiaires

Publié le 19/06/2013 à 07:54

prison

Un feu a été allumé, hier matin, devant l'entrée de la maison centrale de Lannemezan.
Un feu a été allumé, hier matin, devant l'entrée de la maison centrale de Lannemezan.
Mobilisation des surveillants pénitentiaires, hier, à Lannemezan, pour une amélioration de leurs conditions de travail et plus de sécurité.
Peu après 6 heures du matin, à l’appel de l’Ufap-Unsa Justice, dans le cadre d’un mouvement national, une quarantaine de surveillants pénitentiaires se sont rassemblés, hier, devant l’entrée de la maison centrale de Lannemezan. Un feu a été allumé, les prises de service ont été décalées et certaines livraisons retardées.
«La mobilisation s’est faite dans le calme. Il s’agit de faire passer des messages et de montrer que nous sommes capables de nous rassembler. Nous dénonçons une politique carcérale à contre-courant de la réalité, ayant comme mesure emblématique la mise en œuvre de l’article 57 de la loi pénitentiaire européenne qui préconise l’arrêt des fouilles systématiques d’un détenu à l’issue d’un parloir famille ou lors d’un contact avec l’extérieur», expliquent Stéphane Espinasse et Christophe Rumeau, les secrétaires locaux de l’Ufap-Unsa Justice qui indiquent également que «les restrictions budgétaires ont un impact direct sur la politique de recrutement ainsi que des conséquences sur la fermeture de certains miradors».
Pour le syndicat, «les conditions d’exercice de la profession et la sécurité du personnel ne sont pas assurées».
«Notre mobilisation d’aujourd’hui est un avertissement. Nous demandons l’ouverture de discussions sur nos conditions de travail. Rendez-vous en septembre si rien n’avance», conclut Serge Espinasse, déterminé comme les surveillants pénitentiaires mobilisés hier.

Le chiffre : 1 300

surveillants supplémentaires > Demandés en France. Pour combler les vacances de postes.

Des faits inquiétants

Les représentants syndicaux de l’Ufap-Unsa Justice rappellent qu’à la maison centrale de Lannemezan, des vidéos avec des détenus se filmant en possession d’armes dans leurs cellules ont été diffusées en début d’année. Ils indiquent qu’une prise d’otages a eu lieu la semaine dernière à la maison centrale d’Arles. «On passe à un stade supérieur de violence et nous sommes au milieu», met en avant Stéphane Espinasse. Pour l’Ufap-Unsa Justice, «le monde carcéral n’est vu que par le prisme du confort des détenus».

Lannemezan. Bloqués pour le BAC !

Lannemezan. Bloqués pour le BAC !

Publié le 19/06/2013 à 07:39, Mis à jour le 19/06/2013 à 07:40

Fin d’année perturbée sur les bancs de l’école. Hier 16 établissements et 5 collèges des vallées des Gaves, d’Aure et du Louron, ont fermé leurs portes prématurément. Pour Patrick Demougeot, directeur d’académie, «la situation a été bien anticipée et tout le monde a pu rentrer chez soi». Ou presque puisque deux enseignants de Gèdre semblaient devoir passer la nuit dans leur école.
Les bacheliers, pour leur deuxième journée d’examen, ont eu leurs lots de tracas, notamment à Argelès et Lannemezan. Plusieurs élèves (8 à Argelès) qui ne pouvaient regagner leur domicile hier après l’épreuve ont été hébergés à l’internat avant de reprendre les examens aujourd’hui. «La seule difficulté résidait chez les candidats aux épreuves anticipées qui débutent aujourd’hui. Cinq élèves étaient bloqués à Luz, Gèdre et Barèges. Nous attendons pour eux les consignes du rectorat.» Les cinq collèges fermés hier le resteront aujourd’hui.

Transports

Les transports scolaires perturbés. Compte tenu des événements climatiques exceptionnels, le service des transports scolaires sera très probablement perturbé ce matin, notamment pour la desserte des établissements scolaires de la Vallée des Gaves, de la Barousse, des Vallées des Nestes et du Louron. Aucun service de transport scolaire ne sera assuré sur le collège et l’école primaire d’Arreau. Dans l’incapacité de garantir un transport collectif fiable mercredi matin, il est fortement conseillé aux familles des lycéens passant les épreuves du bac d’assurer eux-mêmes leur transport et de prévoir des délais de transports suffisants.
Les transports ferroviaires aussi. La circulation des trains a été interrompue hier après-midi suite aux fortes pluies et aux inondations au niveau de St-Pé. La liaison entre les deux villes s’effectuait par bus.

Lannemezan. «Une école, une œuvre»

Lannemezan. «Une école, une œuvre»

Publié le 19/06/2013 à 03:51, Mis à jour le 19/06/2013 à 07:52

exposition

Du 17/06/2013 au 21/06/2013
Le groupe autour de Madeleine Séris./Photo J.-C. D.
Le groupe autour de Madeleine Séris./Photo J.-C. D.
Le vernissage de l’exposition accomplie dans le cadre de l’opération «Une école une œuvre» par les écoles primaires et maternelles de la circonscription de Lannemezan s’est déroulé dans la salle du service culturel, allée Paul-Bert. Une nombreuse assistance était présente, dont Kouass Banerman, auteur de l’œuvre qui a servi de modèle et d’inspiration aux élèves ; Christian Sabathié, conseiller en art plastique ; Gisèle Rouillon, représentant Bernard Plano ; les enseignants et les parents. Les créations des œuvres présentées s’élaborent durant l’année à partir d’un travail pédagogique sur une œuvre de la collection de la ville de Lannemezan. Cette année : Kouass Banerman, artiste peintre et sculpteur d’origine togolaise résidant à Luz-Saint-Sauveur. Il est bien connu à Lannemezan pour avoir exposé ses œuvres il y a quelques années. Une personnalité hors du commun qui aime user du néologisme «Primaliste» pour signifier son attachement à la matière de mère nature protectrice, ses boucliers et les couleurs ocres-brunes.
À voir jusqu’à vendredi soir.

Lannemezan. Xavier Saüt fait «Pschiiit !»

Lannemezan. Xavier Saüt fait «Pschiiit !»

Publié le 19/06/2013 à 03:51, Mis à jour le 19/06/2013 à 07:52

dédicace

Xavier Saüt, au Vent des mots, ce samedi.
Xavier Saüt, au Vent des mots, ce samedi.
Le bestiaire de Xavier Saüt ne cesse de s’agrandir, le talentueux auteur compositeur en bandes dessinées tarbais viendra dédicacer son dernier ouvrage sur le truculent «Pschiiit ! le desman», ce samedi, à partir de 15 h 30, à la librairie du Vent des mots à Lannemezan.
Une nouvelle histoire illustrée pour les petits et les grands, mais surtout très appréciée des plus jeunes qui peuvent découvrir l’apprentissage et le plaisir de la lecture dans un langage soigné à travers les dialogues échangés par nos compagnons des montagnes.